21.03.2006

Sujet de mémoire pour JJ

"Quelles indications la linguistique, et notamment la science de l'étymologie, nous fournit-elle pour l'histoire de l'évolution des concepts moraux ?"

Qui dit mieux comme sujet de mémoire pour JJ ?

Plus facile, qui me dit le nom du maître de recherche qui l'a proposé, sans passer par un moteur de recherche ?

Z.

20.11.2005

Grandes Ecoles

Les blogs s'en donnent à coeur joie en ce moment sur des sujets d'actualité. Une chose me choque, cependant: tout le monde parle de choses qui lui sont inconnues.
La question qui tarraude nos bloggeurs et autres journalistes est: Qui sont ces gens qui brûlent des voitures? La question qui tarraude le petit Nicolas est: c'est qui ces racailles?

Le problème est que chacun s'exprime sur le sujet: ce sont soit des barbus, soit des polygames, soit des dealers, soit des violeurs, soit des racketeurs, soit des jeunes en quête d'avenir, soit des mis à l'écart par notre société de consommation, etc...
Mais je n'ai vu nulle part quelqu'un qui connaissait vraiment ces gens-là.

Notre système scolaire dispose d'un outil formidable: les Grandes Ecoles. Les jeunes diplômés qui en sortent pensent tout savoir sur le monde qui nous entoure. En sortant de l'école, ils trouvent un travail dans la Finance, le Marketing, l'Audit, le Cinéma, et pensent être au courant des problèmes d'emploi. Ils habitents dans le Marais, à Bastille, aux Abesses, et croient connaître les problèmes de logement. Ils ont vu dans leurs écoles des marocains fils et filles de ministre et autres diplomates et disent connaitre les problèmes de racisme.

Je ne prétends pas apporter une réponse à tous ces problèmes, je voudrais seulement rappeler un principe que certains semblent avoir oublié: le doute.
Ce qui est amusant, c'est qu'au XVIIème siècle, un certain Descartes en avait fat le fondement de sa pensée. Que dans l'Antiquité, Socrate a dit: "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien". Et qu'au XXIème siècle, tout le monde sait. On a bien avancé quand même.

Calvero

11.10.2005

Déconvenue londonienne

J'ai entendu ce matin à la radio l'histoire du petit Nicolas à Londres et de ses soi-disant déconvenues dans ses rencontres avec les membres du parti travailliste Grand-Breton. Paraît-il que Tony a refusé de le rencontrer au 10, Downing Street et a préféré une entrevue dans un grand hôtel.

C'est surtout la remarque, "si les socialistes français étaient comme les travaillistes anglais, on aurait gagné du temps pour la France", qui m'a marqué. Autant je ne suis pas fan de son image de tribun, autant, là, il a quand même raison... Soit dit en passant, Blair mène une politique dans la plus pure continuité thtcherienne depuis sa première élection, ce qui est remarquable pour un homme de 'gauche'.

Par contre, je ne vois pas en quoi étaler sa vie privée apporte quoi que ce soit aux médias français...

Z.

04.10.2005

"La France Europhobe" - Le Monde

C'est le titre de l"edito du Monde, titre qui est a peine orienté et derriere lequel on sent une certaine envie de revanche sur ces cons d'électeurs qui ont refusé le projet de Constitution le plus stupide jamais conçu.

Au lieu de titrer "les politiciens responsables du projet de constitution ont détruit le reve européen" , ou "les anglais ont detruits le reve européen, et continue en voulant faire entrer la Turquie", non, Le Monde, dans sa toute bien pensance a titré "La France europhobe"

Il y a 2 choses dans cet europhobe: deja, le coté "la france qui tombe" chere au petit Nicolas, a Fabius, à Libé, bref, à tous ceux qui tombent vraiment.
Il y a aussi le coté "salauds de populo de France d'en bas, espece de sous hommes ignares, a cause de vous notre reve européen n'existe pas, et ca plombe l'ambiance des soirées à St Germain ces temps ci".
Le Monde esquisse t il un début d'autocritique quand à sa présentation des choses européennes? pas vraiment non...

Mais qu'en est il du fond? les Francais seraient europhobes parce, je cite, Pour bien peu, en revanche, elle (L'Europe) est synonyme de "démocratie" (24 %), de "prospérité économique" (17 %) ou de "protection sociale" (15 %).

1. Je ne me rappelle pas que l'europe ait un iota de démocratie... ah si , le Parlement européen, celui qui n'a aucun pouvoir et où les élus ne vont pas siéger? ah non... La commission? les conseils des ministres avec droit de veto? non je ne vois pas la démocratie la...

2. Comparé aux autre grands blocs, c'est sur que la croissance économique de l'Europe fait peine.

3. Ca me parait évident, pour des francais, jamais l'Europe ne sera synonyme de protection sociale.

Le brillant journaliste fustige ensuite les politiciens "surtout les Français, toujours prompts à se défausser sur Bruxelles de leur propre impuissance" (texto, comme quoi,, en france, c'est vraiment moins bien) , qui auraient dégouté la France de l'Europe.

Mais son cerveau repu s'en tient la, et prefere aller au Flore ou aux putes , plutot que de se poser 2 petites questions:

-Le Monde, par sa présentation sacralisée de l'Europe, par sa campagne ridicule pour le oui, en bref, par sa bienpensance omniprésente sur le sujet européen, n'a t il pas légèrement faussé le débat?

-N'est ce pas l'Europe qui a dégouté les francais de l'Europe? La PAC c'est bien, mais le reste? les élargissements sans consultation, les projets de constitution fait a la va-vite, la politique monétaire délirante, l'absence de projets communs autour de service publics (santé, éducation, armée....), le coté subtilement obscur et opaque de la commission, les Anglais et leur vision "atlantiste" de l'Europe.....

Mais ca ne sert a rien d'en parler, puisque de toute façon, la France, ce pays de loosers, est europhobe....

26.09.2005

Whose quote? (4)

«Libération est toujours en situation de contre-pouvoir»

J'en ris encore.

C'était mieux avant

Vous vous êtes toujours demandé comment vivre en couple?
Vous ne savez pas comment expliquer à votre femme que vous êtes fatigué le soir?
Vous ne savez pas comment vous comporter avec votre mari?

Une seule solution: le manuel scolaire d'économie domestique.

Bonne lecture

Calvero


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Petit précis de manipulation, vol.1: "Sarkozy, humaniste antiturc"

"Sarkozy, humaniste antiturc"C’est le titre d’un article de Libération ce lundi 26 septembre.
Avant toute chose : il ne sera pas question ici de chercher à défendre Sarkozy. Sarkozy: je m’en moque d'autant plus qu'il a moins de pouvoir, finalement, que les journaleux jaunissants de Libération, qui n’en finissent plus de pourrir dans la saumâtre bave qu’ils accumulent un peu plus chaque jour autour d’eux, et dans laquelle tout lecteur de Libé peu attentif finit par tremper. Ceci est certes valable pour le « Big Three » (Libé, le Monde, le Figaro), mais Libé, par son côté ouvertement rebelle et jeune et "engagé", est particulièrement intéressant.

"Humaniste antiturc" donc. D’accord, ce n’est qu’un titre. Mais parce que c’est un titre justement, on n’y prend pas garde.
Sous son apparence descriptive, ce titre renferme deux présupposés idéologiques aberrants, qui semblent faire du journaliste (Antoine Guiral) un vecteur inconscient de principes pour le moins moisis, (ce qui n’est pas encore trop gênant puisque c’est Libé). Le journaliste n’aime pas Sarko, c'est son droit ; on imagine qu'il a torché son titre en quelques secondes, puis a observé son effet et l'a trouvé bon.
Que prétend dire ce titre ? Que veut-il signifier ? Simple : Sarko est un faux-cul : il se prétend humaniste alors qu’il s’oppose à l’entrée de la Turquie dans l’UE.
Mais que dit réellement ce titre ? Que signifie-t-il, c'est-à-dire, que dit le journaliste sans s'en rendre compte, lui qui n’est qu’un robot dont le cerveau-machine ne peut qu’effectuer des collages de clichés, incapable de se désolidariser, de se libérer du fond idéologique ambiant qui a pris possession de ses plus petits neurones?

Deux choses apparaissent.
La première chose : « antiturc »
Très astucieux.... être contre l’entrée de la Turquie dans l’Europe devient..."être "antiturc""!. Sarko, opposé à l’entrée de la Turquie, passe ici, sous la plume du grandiose Guiral, pour quelqu’un qui n’aime pas les Turcs. Procédé très classique. Frauduleusement, le vil journaliste transforme un point de vue politique en un point de vue raciste. Le scribouillard Guiral et sa bande devraient essayer de comprendre une bonne fois pour toutes qu'il est désormais un grand nombre de lecteurs pour lesquels ces artifices staliniens ne fonctionnent plus, et que nous serions prêts à défendre même le pire de nos adversaires, contre ces nabots de la saleté imprimée.

Deuxième chose. Deuxième mensonge (ou cuistrerie ?)
"Humaniste antiturc"
Comme je l'ai dit plus haut il y a ici un souhait de railler la prétendance de Sarko à l’humanisme. Sarko ne l’est sûrement pas, et de toute façon qui est humaniste en France, à part... les médias ...?
Si l’on analyse un peu plus ce titre : deux mots, accolés, et censés s'opposer. Quel est le présupposé idéologique ? Très simple : c’est un vieux fond de l’idéologie de gauche actuelle : si vous vous opposez à la réalisation d’une mégachouette société européenne multiculturelle où tout le monde serait accueilli dans une ambiance super sympa d’échanges culturels entre religions, ethnies, etc., si vous n’êtes pas d’accord avec l’entrée à moyen ou long terme de tous les pays de la Terre dans l’Union Européenne (oui car une société multiculturelle est d’autant plus chouette et sympa que plein de pays, de cultures et d’ethnies s’y côtoient non ?), bref, si tout ce mignonnet programme ne vous tente pas, vous semble niais ou ne vous inspire qu’un vague "bof", game over : vous êtes xénophobe.
Voilà. Vous vous pensez humaniste ? Super vous êtes un gars bien. Vous vous opposez à l’adhésion de la Turquie ? Ah désolé, vous n’êtes plus qu’un vieux déchet raciste... Magnifique mensonge éternellement recyclé... Qui a voté non au référendum est xénophobe, qui est contre l’entrée de la Turquie est xénophobe, etc...

Pour aller au-delà des torchons comme le papier cité, il faut préciser que mot humanisme ne signifie plus rien, comme tous les mots charcutés, broyés puis lyophilisés par la caste journalistique.

Qu’est-ce qu’être humaniste aujourd’hui, c’est-à-dire humaniste pour le Monde et Libération, ou plutôt qu'est-ce qu'être un bon humaniste?
Vouloir abaisser toutes les frontières (étatiques, morales, artistiques, etc.)
Vouloir des droits pour tous, toutes les communautés, tous les individus. « Le droit au droit » de Muray.
Etre d’accord pour accueillir tous les immigrés de la Terre (le crier bien haut d’ailleurs ; se faire tout petit quand ces mêmes immigrés brûlent dans des immeubles ou sont mis en esclavage dans notre pays, ou tout simplement quand ils crèvent de misère parce que la madonne Béart s'est courageusement battue pour qu'on les laisse entrer dans un pays qui n'a plus les moyens ni financiers/économiques ni politiques de les accueillir).
S’élever contre l’intégrisme catholique (c’est-à-dire contre l’Eglise Catholique Romane).
Critiquer toutes les religions, dire que "toutes les religions se valent" car elles sont toutes aussi guerrières et malfaisantes, mais toujours défendre l’Islam, et toujours critiquer l’Eglise.
Etre antiraciste tout en accusant tout anti-antiraciste d’être raciste. Toute opinion non-conforme "sent l’extrême-droite".
Etre antiraciste tout en insistant constamment sur la race, la communauté, le métissage. Prétendre ne jamais juger un homme par sa race tout en faisant de la race un critère décisif de définition de l’identité d’un homme.
Et j’en passe…

Autant le dire tout de suite: cet humanisme-là me dégoûte, et je le laisse avec grand plaisir aux petits kapos de Libé.

Comme le disait George Orwell (en 1955!!) dans sa préface à Animal Farm: "Mais l'actuelle généralisation de modes de pensée fascistes ne doit-elle pas être attribuée dans une certaine mesure à« l'antifascisme » de ces dix dernières années et à l'absence de scrupules qui l'a caractérisé ?"

Remplacez "antifascisme" par "antiracisme":vous avez la France de 2005.

Gourou.

24.09.2005

"Les Indigèn(t)es de la République"

http://oumma.com/petition-colonisation.php3?id_article=1355

Petit essai de science fiction ma foi bien réussi, un peu à la Dantec, avec un coté religieux... Et surtout, on le sent bien, un coté surdéfoncé aux diverses drogues existant de ci de la.

Ils vont quand meme un peu loin avec leur fameux "Dien Ben Phu est une VICTOIRE!" , mais il faut reconnaitre que l'imagination humaine est sans limite. A moins que dans ce cas précis, ca ne soit plutot la connerie....


Malgré certaines racinesd egauche, je pense organiser une contre manifestation, en employant les méthodes des "héroiques résistants qui luttèrent contre la colonisation". Merci de me confirmer votre non présence à ce qui pourrait devenir la manif la plus con de l'Histoire (réécrite) de France.

22.09.2005

Vocation

Dans le Figaro:
"Une sensibilité forte au produit, l’envie de réfléchir à l’image de marque, et, aussi, de « mettre des paillettes dans la vie des gens », ont poussé Charlotte Senly, qui vient d’intégrer le programme réservé aux hauts potentiels d’un grand magasin parisien, à s’orienter très tôt vers le marketing."

"Mettre des paillettes dans la vie des gens"?
Mais ma pauvrette... il ne fallait pas faire responsable marketing, mais danseuse au Lido!


Gourou.

21.09.2005

L'Université selon Sarkozy

Dans une longue lettre au Monde, journal judicieusement choisi, car il est surtout lu par des étudiants et des universitaires, le petit Nicolas, qui , rappellons-le, n'est meme pas Ministre de l'Education Nationale, analyse la situation actuelle de l'enseignement supérieur et de la recherche en France.

Au dela de son coté éléctoraliste, cette lettre est interessante car, comme souvent avec Sarkozy, le diagnostic est plutot bon, mais les solutions débiles. (Je dis Sarkozy, mais le PS est sensiblement pareil, sauf que le diagnostic est mauvais). En gros, la recherche manque de moyen , nos universités sont nulles et mal classées, et inefficaces. Et tout cela n'est pas la faute des hommes, mais du systeme, bien sur. Jusque la, tout le monde est d'accord.

Et les 3 solutions sarkozystes sont: l'autonomie financière des universités, l'évaluation des profs, et de meilleurs salaires pour les chercheurs. C'est copié sur le modele américain , et c'est stupide. En France, seules les grandes ecoles rivalisent, plus ou moins, avec les universités américaines. Deja parce que dans les 2 cas, les élèves sont séléctionnés, les études coutent une fortune aux élèves, et les formations sont très orientés "business", ou recherche applicable pour les ingénieurs. La seule université francaise dont on parle, c'est Dauphine, celle qui reproduit le modele des grandes ecoles.

D'ou ma question: pourquoi vouloir sauver l'université? Pourquoi ne pas progressivement la rapprocher des Grandes ecoles? Pourquoi copier le modele américain sans considérer nos propres réussites?
Au dela du fait que cette proposition stigmatise des idées de "vieux", de politiciens qui en sont restés aux années 80 (et la j'englobe quasiment toute la politique francaise), pkoi n'adapterait on pas les universités francaises sur le modele des grandes ecoles de commerce et d'ingé?

Séléction ,spécialisation, ouverture international, recherche, études payantes: tout cela offrirait des vraies perspectives aux diplomés, il n'y aurait plus de filières suremcombrées. De fait, le choix au lycée entre enseignement général et techinque serait bcp plus significatif , et le passage par la prépa et le concours entrainerait les eleves a réfléchir sérieusement a leurs motivations pour la filiere générale.

Ce n'est qu'un début de réflexion, mais , pour avoir vécu la concurrence avec des universités américaines, il me semble illusoire de vouloir créer leurs équivalents en france en plaquant leurs recettes sur nos multiples universités. Surtout que toutes les universités du monde adoptent le format "bachelor-master", ce que ne propose meme pas le petit Nicolas. Ceci dit, personne ne le propose. Mais à quoi s'attendre , venant de la part de politiciens produits par un appareil de parti, sans grande conviction ni idéesn, et dont la "modernité" date d'au moins 20 ans pour les plus jeunes?

JJ